"De nouveaux jours glissent, eux sous les ponts de notre présent, et loin sera ainsi la mer de notre vécu.
Je surprend à nouveau le chant des merles. Je suis semblable aux vieux murs disjoints, leurs peaux d'écorce blanche sont autant de cicatrices, de rides et de paupières fermées.
Le vent a bientôt emporté les parfums envoûtants, les chants, les musiciens, les soirées aux lampions, famille et amis. Dans le repli qui pour tant d'autres semble à nouveau inutile, j'erre prisonnier de la destinée, les montées de fièvre, et mes rêves incessants, me conduisent aux marais de la ville. Là où le sol se dérobe, où il n'y a plus d'image, où le corps, les murs, les vieux troncs se rejoignent, là où par bonheur, les souvenirs semblent absents."
(Bruno Mirzayantz, 11 août 2003)
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