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L'Allant Vers

Revue de poésie, nouvelles, contes

Pr?sentation

Ce blog présente des textes, poèmes, proses, dialogues qui ont retenu notre attention. Si vous souhaitez nous proposer vos productions, merci de nous laisser un message en commentaire avec vos coordonnées, le comité de lecture de l'Allant Vers vous donnera une réponse immédiatement. Bien à vous ami(e)s des lettres et de la poésie ! En espérant vous lire bientôt, et peut-être vous rencontrer si vous êtes sur Paris, nous espérons que vous prendrez plaisir à naviguer entre ces quelques textes. L'Allant Vers

Pour nous proposer vos productions (trois poèmes ou une nouvelle par envoi), merci de nous les envoyer avec vos coordonnées sur  allantvers@googlegroups.com, nous vous répondrons dans les plus brefs délais.

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A Bérénice, notre illustratrice | 25 juillet 2007

Chère Bérénice, encore merci pour tes illustrations, comme tu vois, on les utilise toujours. J'ai perdu ton numéro et réalise tout juste que je ne connais pas ton nom de famille. Si tu tombes là-dessus, j'espère que tu ne m'en voudras pas d'illustrer encore nos textes par tes dessins, et que tu me contacteras au plus vite. J'espère que tout va bien pour toi et que l'on se recroisera bientôt. Bises, Evan (evanmirzayantz@hotmail.com)

Publié par Allant Vers à 10:33:18 dans A Bérénice, l'illustratrice | Commentaires (0) |

Nuit des reflets | 24 juillet 2007

Nuit des reflets, nuit des éclairs

La salle des tortures

Ce visage bouche ouverte, surpris

Brillance au seuil du regard

Balai incessant des voitures

Arrêt sur image

Néon cryptique, bleu propane, analgésique

Armoires de taule blanche en vrac

Rêve relégué au premier étage

D'une médecine sans icône


Sébastien CLAUDE

11/2004

Publié par Allant Vers à 20:40:06 dans Poèmes de S. Claude | Commentaires (0) |

Je marcherai. | 08 juillet 2007

"Je marcherai habillé d'ombres et de vents comme avant, couvert des teintes de vieux murs à celles de souvenirs. Je marcherai seul sur le chemin tordu ou couvert d'herbes sèches. Je reverrai la mer et nous irons vers nulle part comme j'en connais les raccourcis. Nous dormirons sous l'ombrage d'anciens lauriers, boirons la rosée des prairies; nous longerons à nouveau la côte, sous l'envol de goélands. Je marcherai vers la Pointe des Poulains, reviendrai avec mon père préparer les cannes et nous irons nous baigner et crier à nouveau que l'eau est froide. Je marcherai vers hier, "regardez ! Lisez dans mes yeux, ils vont vous conter". (Bruno Mirzayantz, le 24. 03. 03)
(Photo : "Belle-ile Les Poulains un jour de tempete 2" par Rémi Jouan, source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Image:Belle-ile_Les_Poulains_un_jour_de_tempete_2.jpg)

Publié par Allant Vers à 00:40:44 dans Poèmes de B. Mirzayantz | Commentaires (0) |

Je vois. | 08 juillet 2007

"Je vois m'échapper, l'eau coulant de la source, entre mes doigts inutiles, des gens pressés, agiles, que mes pas ne peuvent rejoindre. Je vois descendre les tissus arrachés de couleur d'un jour qui vient mourir sur les arbres, puis embrassent quelques vieux murs. Je vois autour des chemins de sable des enfants jouer et courir et crier à nouveau. Je vois mourir mes pas quand mes jambes ont des crampes, m'arrêter et regarder les toîts. Je vois des trottoirs se vider et des véhicules hanter avec de grands fracas les artères de la ville. Je vois rider mes croyances cupides, mes bonnes leçons, mes lettres inutiles. Je vois et mange le spectacle de quelques oiseaux chantant des mélodies où l'oubli vous emprisonne. Je ne m'interroge plus de ces douleurs qui m'envahissent, me traversant parfois de leurs glaives translucides. Je vois mes jours passer comme on voit les montagnes aux approches de la nuit....." (Bruno Mirzayantz, 17. 09. 03)
(Photo : E. M. 08.07.07, passants au couché, vers Notre Dame)

Publié par Allant Vers à 00:37:14 dans Poèmes de B. Mirzayantz | Commentaires (0) |

Déchirements | 05 juillet 2007



L'enfance en lambeaux ne s'était pas chez lui suffisamment déchirée.

Il portait toujours des yeux clairs

Sur le vide béant de ce qui anime les villes.


Pour lui rien qui ne soit débattu ou qui ne se passe,

Le monde était comme rangé à part dans le désordre vivant des forêts,

Inaudible et inhumain.


Démarches et bibelots,

Conversations sans âmes,

Pas le dizième du bourdonnement d'une abeille.


Pour lui, l'oeuvre de l'homme était aberration,

Tâches et injures jetées sur la grâce,

Déchirements.


(E. M. 20.01.07)

Publié par Allant Vers à 09:28:22 dans Poème d'E. Mirzayantz | Commentaires (0) |

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