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Publié par Allant Vers à 12:02:15 dans Poème d'E. Mirzayantz | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par Allant Vers à 12:01:09 dans Poème d'E. Mirzayantz | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par Allant Vers à 09:28:22 dans Poème d'E. Mirzayantz | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par Allant Vers à 13:20:23 dans Poème d'E. Mirzayantz | Commentaires (0) | Permaliens
Un souffle lent,
L'eau se ride.
Une barque vide est doucement poussée.
Le vent joue sur les feuilles et en décroche une.
Virevolte en l'air, looping et se dépose sublime dans le creux d'une ride.
Ma main dans l'eau, cassée à la surface claire comme le fond,
Doigts immobiles froidement baignés, courbés vers les algues brunes, pliées.
Une gourmette d'ondes plissées au poignet, qui s'ouvre en V vers la berge.
Et un sourire au coin des lèvres qui pousse une ride immuable comme le ciel dans l'eau.
L'air frais aux narines, le torse nu dans l'air.
La nuque qui glisse doucement vers la colline.
La tête aussi pure que l'eau, à peine remuée du plaisir frissonnant, si frais.
Ballet murmurant des airs dans les genêts,
Souligné du doux grincement porté au tronc du figuier.
Petits sons de lumières qui foudroient le silence, une danse.
Orgasme de la nature.
Elle halète de toutes ses branches par-dessus la surface inondée que frissonne la brise.
Et mon cœur d'homme, halé par son chant,
Abandonné aux méandres tendres comme l'algue lovée dans l'eau et lui fait l'amour, longuement.
(E. M., 2001)
Publié par Allant Vers à 12:43:13 dans Poème d'E. Mirzayantz | Commentaires (0) | Permaliens
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