Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

L'Allant Vers

Revue de poésie, nouvelles, contes

Pr?sentation

Ce blog présente des textes, poèmes, proses, dialogues qui ont retenu notre attention. Si vous souhaitez nous proposer vos productions, merci de nous laisser un message en commentaire avec vos coordonnées, le comité de lecture de l'Allant Vers vous donnera une réponse immédiatement. Bien à vous ami(e)s des lettres et de la poésie ! En espérant vous lire bientôt, et peut-être vous rencontrer si vous êtes sur Paris, nous espérons que vous prendrez plaisir à naviguer entre ces quelques textes. L'Allant Vers

Pour nous proposer vos productions (trois poèmes ou une nouvelle par envoi), merci de nous les envoyer avec vos coordonnées sur  allantvers@googlegroups.com, nous vous répondrons dans les plus brefs délais.

Août

DiLuMaMeJeVeSa
     12
3456789
10111213141516
17181920212223
24252627282930
31      

Compteur

Depuis le 20-06-2007 :
7741 visiteurs
Depuis le début du mois :
488 visiteurs
Billets :
19 billets

  • RSS
  • RSS
  • Podcast
  • atom 03

Je marcherai. | 08 juillet 2007

"Je marcherai habillé d'ombres et de vents comme avant, couvert des teintes de vieux murs à celles de souvenirs. Je marcherai seul sur le chemin tordu ou couvert d'herbes sèches. Je reverrai la mer et nous irons vers nulle part comme j'en connais les raccourcis. Nous dormirons sous l'ombrage d'anciens lauriers, boirons la rosée des prairies; nous longerons à nouveau la côte, sous l'envol de goélands. Je marcherai vers la Pointe des Poulains, reviendrai avec mon père préparer les cannes et nous irons nous baigner et crier à nouveau que l'eau est froide. Je marcherai vers hier, "regardez ! Lisez dans mes yeux, ils vont vous conter". (Bruno Mirzayantz, le 24. 03. 03)
(Photo : "Belle-ile Les Poulains un jour de tempete 2" par Rémi Jouan, source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Image:Belle-ile_Les_Poulains_un_jour_de_tempete_2.jpg)

Publié par Allant Vers à 00:40:44 dans Poèmes de B. Mirzayantz | Commentaires (0) |

Je vois. | 08 juillet 2007

"Je vois m'échapper, l'eau coulant de la source, entre mes doigts inutiles, des gens pressés, agiles, que mes pas ne peuvent rejoindre. Je vois descendre les tissus arrachés de couleur d'un jour qui vient mourir sur les arbres, puis embrassent quelques vieux murs. Je vois autour des chemins de sable des enfants jouer et courir et crier à nouveau. Je vois mourir mes pas quand mes jambes ont des crampes, m'arrêter et regarder les toîts. Je vois des trottoirs se vider et des véhicules hanter avec de grands fracas les artères de la ville. Je vois rider mes croyances cupides, mes bonnes leçons, mes lettres inutiles. Je vois et mange le spectacle de quelques oiseaux chantant des mélodies où l'oubli vous emprisonne. Je ne m'interroge plus de ces douleurs qui m'envahissent, me traversant parfois de leurs glaives translucides. Je vois mes jours passer comme on voit les montagnes aux approches de la nuit....." (Bruno Mirzayantz, 17. 09. 03)
(Photo : E. M. 08.07.07, passants au couché, vers Notre Dame)

Publié par Allant Vers à 00:37:14 dans Poèmes de B. Mirzayantz | Commentaires (0) |

Le vent... Assurément... | 20 juin 2007

"Le vent a emporté les vagues et les rochers, les images confuses et bleues des tempêtes de mon passé, les couleurs des paysages, mes années d'ivresses, mes conquêtes féminines, félines, mes danses endiablées. La courbe de leurs étoffes et leurs parfums bien sûr... Le vent a déroulé sur mes épaules des chevelures d'ombres, de brisants qui cachaient qu'au fond de mes poches, tremblaient mes mains. Le vent parfois a tout emporté, même le mouchoir blanc, que rempli des flots d'écumes, de grandes averses rageuses, de grandes sueurs parfois, de ces chemins mal parcourus, de ces sentiers tordus, où je perdis mes pas dans leurs enchevêtrements, et, quand ces mêmes instants souffla le vent, qui soutenu ma solitude, et, quand ces mêmes pas, inconsciemment, je posais peut-être maladroitement ces derniers dans ceux de mon père, en cherchant comme lui à ne point trop se perdre." (Bruno Mirzayantz, 25 décembre 2001)

Publié par Allant Vers à 13:27:39 dans Poèmes de B. Mirzayantz | Commentaires (0) |

Le noyé | 20 juin 2007

"La haute coiffe, tremblante et blême qui vient aux roches ridées, claquantes vagues, ronflantes de fumée, la brume et l'ombre océane. Le ciel haché, peint d'une main fiévreuse, laissant se soustraire affolé de bleu clair de larmes, brossant là d'un linge verdâtre ce rimmel sombre, du geste qui sauve le sanglot. De ces vêtements aux cendres de fumées, d'ocre de canon et d'incendies, les lourdes bourrasques, saphir, arrachent des plaintes aux familles de pêcheurs qui dans l'ombre hivernale, pleurent une trop profonde et immense séparation. L'eau sur ces reliques lourdes d'où s'échappent les crabes, l'eau crachant sa haine aux matins pâles et glauques de décembre, hurle encore sa hargne sourde, parfois blême comme un visage de noyé. Son ombre et sa douleur quand tu t'éloignes, cette fin août, alors que le soleil, juché, allume les landes de grands gémissements lointains et de primes bruyères. Un envol argenté de goélands râleurs surgit des pourtours profonds, grandioses, d'émeraude, de genets, de chagrin, de ton parfum, et d'étoffes arrachées, blanches ; s'élevant au vent soudain, pour la mer, pour la soif. Dans ma bouche, là ouverte, entrait l'écume blanche, perlée. J'ouvrai cette ouverture fragile, agitant mes bras, mes jambes, et d'avantage mes mains ; comme le chef d'orchestre dans une foule levée et applaudissant bruyamment, parfois écartant plus encore les mâchoires ; j'entendais malgré tout quelques sons mâchonnés, quelques mots comme quelques chants de jeunes oiseaux. Le souffle me maquait, et la mer sublime, blanche et bleue, ombrée, rageait à m'ensevelir. Je me débattais avec hargne et combativité, du bleu autour et de claires nuées m'environnaient. Je donnais avec grâce et témérité tous les gestes utiles et tous les mouvements, d'immenses danses à se débattre. Mais ma bouche me perdait, cherchant l'air nécessaire aux manœuvres, l'air mais point l'eau. Hélas, c'est dans des couleurs froides que naissait mon déclin, des bleus plus tendres et des blancheurs moins agitées que je buvais discrètement, puis goulûment, au point de garder cette bouche large ouverte, des bras tombés nullement le long du corps et, corps de mollusque, d'invertébré que l'océan jouait à manipuler en le plongeant dans son calme de nuit ; réduire dans un jour ou deux, son visage à une blanche étoffe lâche, molle, aux yeux glauques, enflés, aux couleurs de galets." (Bruno Mirzayantz, sans date)

Publié par Allant Vers à 13:26:27 dans Poèmes de B. Mirzayantz | Commentaires (0) |

Nuits | 20 juin 2007

"Dans les nuits confuses où je me perds dans les draps ; flots lents où passent quelques mouvances, une mer à peine éclairée par la lune au travers des volets, deux yeux mi-clos dans des ombres immenses où le corps vacille, rendant ses armes aux portes de l'inconscient. Je me retrouve dans des couloirs lumineux, puis des jardins fleuris. Les femmes aux longs cheveux et finement vêtues, sombres, blanches, lançant à mon passage inquiet des pétales de roses au devant de cascades perlées. Des arbres vieux aux lourds troncs tordus laissent bruisser autour leurs feuillages assombris. L'herbe est haute soudain ! Je traîne les pas, accrochant des tiges enlacées, avançant, je rejoins alors une allée de sable. Au loin je vois la mer, elle est fâchée, et frappe des roches déchiquetées, devant des voiliers qui courent, penchés au travers de flots en colères. Sur le côté d'une bien vieille maison aux murs sales, écaillés, toiture verte, volets clos ; des amis viennent vers moi. Je reconnais le boucher du coin, David, le torero, une cliente aux yeux bleus, habillée de dentelles grises, un homme inconnu en peignoir bariolé me tendant un chapeau haut de forme." (Bruno Mirzayantz, sans date)

Publié par Allant Vers à 13:25:50 dans Poèmes de B. Mirzayantz | Commentaires (0) |

1| 2| >>

Tous les derniers titres